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Laisser piloter notre être

Dernière mise à jour : 31 mai 2023



Dans les articles de ce blog, je parle souvent de l’être. Notre être. Je vous propose dans cet article de préciser de quoi il s’agit sans prétendre percer le mystère…


C’est ma perception au jour d’aujourd’hui, inspirée par mes lectures, rencontres, expériences, ressentis et non une vérité absolue que je défends. Pourquoi cette envie de partager avec vous cette vision de l’être humain ? Car à chacun des accompagnements et ateliers que je propose, je me vois préciser que ce parcours intérieur s’adresse à notre être. Au plus intime de notre être.


En effet, la bioanalogie permet de repérer les mécanismes de survie de notre égo lié à notre âme pour laisser notre être prendre les commandes. Personnalité, âme, être : trois parts de nous ni reliées, ni séparées, appartenant à une même réalité.


« Ne cherchons pas à vivre. Cessons d’entretenir nos mécanismes de survie et c’est la vie qui œuvre. » JP Brébion

Notre personnalité

Un personnage costumé

La personnalité s’exprime à travers notre égo et notre mental qui fonctionnent de concert dans une chorégraphie bien rodée. Le mental alimente l’égo en construisant la représentation que nous avons de nous-même et qui nous distingue des autres. Notre personnalité est comme le costume que nous portons et affichons de prime abord. Elle est complètement nécessaire à notre construction mais dans ce personnage que nous incarnons, nous sommes dans l’illusion de la séparation et restons dans la dualité, dans le jeu perpétuel des polarités. Nous sommes satisfaits/insatisfaits, dans la réaction face aux situations extérieures vécues comme séparées de nous. Notre vision du temps est linéaire et notre personnage est mortel, s’inscrivant dans un temps limité. Nous sommes dans la peur. La peur de la mort, du regard de l’autre, de la maladie, de l’insécurité… Quand notre personnalité est déconnectée de notre être, nous pouvons être dans la comparaison, l’attente, la recherche d’une place, l’idéalisation, le vouloir, le besoin d’être aimé, la culpabilité, les pensées sans fin, le manque… et notre société occidentale ne nous aide pas à en sortir, dans un culte du paraître, du faire et de l’avoir.


« La réalité est neutre. C’est nous qui allons la colorer avec j’aime/j’aime pas, c’est pénible/c’est agréable. » Chantal Rialland

L’identification au costume

La personnalité est reliée à l’âme qui garde tout en mémoire : chaque expérience, chaque vécu, chaque blessure. Pour supporter ces blessures d’âme ou éviter de les sentir en permanence, égo et mental nous protègent par le mécanisme de survie hérité de notre empreinte de naissance et entretenu chaque jour. À un moment, nous sommes tellement habitués à ce costume de survivant qui colle parfaitement à notre histoire que nous nous identifions à lui. Et ça marche. Sauf que la vie va se charger de nous rappeler régulièrement et de façon de plus en plus insistante, à travers les évènements qui nous touchent, qui nous sommes sous le costume, sous les étiquettes « positives » ou « négatives » que nous nous attribuons. Une invitation à aller dans des espaces intimes où nous ne voulons pas forcément regarder et à cueillir la perle de sens qui s’y trouve afin de décoller les étiquettes et de prendre conscience de la richesse de notre être, hors de toute dualité.


« L’ego n’est qu’une ombre, une obsession et une illusion. Toute vie est une – et c’est toi-même. » Swâmi Râmdâs

Notre âme

Un réservoir de mémoires

Le terme « âme » est utilisé avec différents sens et même dans tous les sens. Il est assez rare de différencier âme et être. La vision la plus répandue est dans une dualité entre l’âme pure et lumineuse et l’égo/mental pétri de stratégies de défense et d’ombre. Mais dans la trilogie personnalité / âme / être, l’âme est comme un sas entre l’être et l’égo, un réservoir de mémoires de l’histoire vécue. Mémoires agréables comme désagréables, conditionnements, blessures, illusions, dons et talents y sont stockés. L’âme archive toutes les expériences de la vie actuelle et des vies passées, vies antérieures et/ou vies de nos aïeux selon la vision de chacun.


L’âme blessée influence notre personnalité dans une vision polarisée positif/négatif. Elle se nourrit d’expériences : ce que veut notre âme se ressent en terme d’envies alors que ce que veut notre être s’exprime en terme d’évidence. À nous d’être suffisamment attentifs, suffisamment présents pour sentir la différence.


« La sagesse n’a rien à faire avec l’âme : l’âme n’a pas d’esprit. » Paul Valéry

Accueillir la destruction

L’âme ne peut s’en remettre à l’être que par un processus de deuil, un dépouillement de la personnalité et une dissolution du poids des mémoires. Cela n’est possible qu’en prenant l’entière responsabilité de notre vécu, de nos ressentis, de nos émotions. L’entière responsabilité d’avoir vécu jusque-là dans une grande illusion. Oui, assumer que nous avons restreint la lumière de notre être pour entrer dans le moule… et nous accueillir avec ça, avec humanité. C’est en préparant la terre que les graines germent dans les meilleures conditions et que la vie continue. Préparer la terre, c’est intégrer la matière décomposée : laisser pourrir compost ou fumier, laisser se multiplier les champignons, laisser grouiller vers et autres bestioles… Oser regarder ce qui pue et qui tache, oser voir le vivant dans ses aspects bruts, nus, crus, vrais est le ticket vers la liberté. La nature, c’est pas Walt Disney ! Dans la nature, il y a une danse permanente entre destruction et création, comme l’union du couple sacré du Tantra : Shiva, dieu de la destruction de l’illusion et de l’ignorance et Shakti, énergie matricielle créatrice.


« Tout acte de création est d’abord un acte de destruction. » Pablo Picasso

Notre être

Conscience et unité

L’être est aussi nommé esprit, soi supérieur, conscience supérieure, divinité en soi… Il s’agit de cette part lumineuse en nous, inaltérée et inaltérable, inviolée et inviolable. Là s’exprime notre nature créatrice, notre créativité unique.


Quand nous laissons piloter notre être, dans ces moments de conscience, de « toucher de l’être » comme les appelle Christiane Singer, nous sommes en contact authentique avec le vivant, connectés à la toile de la vie. Nous vivons l’autonomie, la sécurité intérieure, l’immunité, l’audace d’être, la présence, la puissance, la maîtrise, la liberté, alignés avec la fréquence de notre vérité. L’illusion laisse alors la place à l’évidence, l’intuition remplace la convoitise. Dans cette dimension d’unité, nous savons et créons dans l’instant. L’être intégral est pleinement créateur de sa vie et voit la magie à l’oeuvre. La loi de résonance n’est plus un concept mais un vécu : je crée ce que j’émets. Tout est vibration.


« L’intuition est la véritable intelligence, elle n’a pas besoin de faire des recherches et des calculs, sa compréhension est instantanée : elle pénètre tout d’un seul regard, et elle vous communique ses découvertes. L’intuition est à la fois une sensation et une compréhension. On sent les choses en même temps qu’on les comprend. C’est une intelligence supérieure qui contient pour premier élément indispensable, la vie. Et là où tout le monde en est encore à hésiter et à douter, celui qui possède cette intelligence, et croit en elle, comprend immédiatement. Dès qu’on commence à découvrir la réalité telle qu’elle est, avec ses deux aspects objectif et subjectif, extérieur et intérieur, on est étonné de découvrir combien tout est simple. » Omraam Mikhaël Aïvanhov

Christiane Singer parle magnifiquement de l’être avec sa voix chaude dans sa conférence « Choisis la vie et tu Vivras » qui est disponible en livre audio. En voici un extrait :


Le féminin de l’être

La dimension de l’être est en lien avec le principe féminin primordial. C’est en accueillant à bras ouverts la réalité telle qu’elle est, dans toute notre humanité, dans toutes nos imperfections, que nous pouvons prendre conscience de là où nous empêchons la fréquence de notre être de se mettre en place, à notre lumière de rayonner. Notre évolution passe par la fusion avec notre être, par l’intégration en nous de la réalité nue, par l’intégration des polarités en nous.


Ce voyage est intime, exigeant, confrontant mais conduit à la vraie liberté d’être. Les blessures de notre âme créent des circonstances de vie qui nous les montrent pour que nous en prenions conscience, pour que nous puissions les reconnaître, les accueillir et les remettre à notre être. Présence indispensable !


Afin de laisser notre être prendre les commandes, nous sommes invités à voir les perles de sens de tout événement qui nous touche, à voir nos modes de survie, à détecter nos peurs, le fonctionnement de notre mental, le paradoxe de notre égo. Alors, âme et personnalité peuvent se laisser pénétrer par la conscience de l’être, non polarisée. Là est tout l’intérêt d’utiliser notre clé de naissance comme outil de reconnaissance de soi.


« Vivre notre divinité intérieure c’est être connecté avec notre dimension supérieure. C’est très simple, c’est très humble. Ça ne demande pas des dons particuliers, ça demande d’avoir conscience que nous sommes tous reliés. Ça demande d’avoir conscience que nous ne pouvons pas tout comprendre, tout expliquer. » Chantal Rialland

Êtres conscients, planète vivante

L’écologie extérieure n’est que le miroir de notre écologie intérieure. L’état de la planète n’est que le reflet de nos états d’âme ! Aussi, si nous souhaitons agir pour la nature, les démarches extérieures ne suffisent pas, même si elles sont belles et louables. À nous d’oser notre autonomie. À nous d’oser nous occuper de nous, de nos relations, de nos actes, de nos pensées, de nos paroles. Soyons lucides sur nos peurs, limitations, dépendances, fantasmes, projections… si nous voulons les accueillir tels qu’ils sont.


À nous d’entreprendre cet exigeant voyage vers les hommes et femmes intégraux que nous sommes originellement. Si nous voulons aller dans le sens du vivant, souvenons-nous de qui nous sommes vraiment, assumons notre lumière, polissons notre diamant intérieur et soyons dans la gratitude à chaque étape. Cette voie d’Amour propose de danser avec la vie à chaque instant, pleinement, en cessant de vouloir maîtriser cette vie porteuse d’intelligence.


« L’être autonome est libre, en paix et en acceptation de l’imprévisible, sans souffrances réactionnelles quoi que soit l’autre, quoi que fasse l’autre. L’amour de l’être autonome est acceptation de la Vie dans tous ses modes d’expression, en lui, autour de lui. Puissent toutes nos relations nous apporter la lucidité de ce qui n’est pas encore autonome en nous ! L’autonomie étant l’état d’être intérieur, entier, où les blessures ne sont plus réactivées car elles ont été vues et transformées. C’est un état de liberté, où la personne n’est plus dépendante et déstabilisée par ce que ses proches génèrent. » Myrha

Notre corps

C’est bien beau cette trilogie personnalité / âme / être mais sans le corps, tout cela n’a aucun sens ! Il est le vaisseau avec lequel nous expérimentons la réalité. Comment nous aide-t’il à laisser notre être infuser et piloter l’ensemble ?


Les voyants d’alerte

Notre corps nous alerte avec une grande précision sur note dualité intérieure à travers tout symptôme, maladie, mal être, sensation, émotion. Un voyant s’allume, nous invitant à une révision. La certitude que ce symptôme est porteur d’un message est le premier pas, un immense pas. Puis nous pouvons entrer dans une observation plus fine, la perle de sens se révélant avec précision à la lumière de la fonction de la zone du corps concernée, dans une vision en trois plans.


Plus nous accueillons notre dualité, plus nous faisons place à l’unité de notre être dans un corps sain et ancré disposant d’une grande énergie vitale. La magie est encore une fois perceptible : notre corps se régénère, immunité et vitalité grandissent et nos perceptions deviennent de plus en plus subtiles. En développant l’art de l’observation et de l’écoute, nous saisissons les messages du vivant, dans l’instant. Les synchronicités nous guident.


Installés dans cette dimension verticale, nous laissons circuler notre énergie vitale librement. La vibration de notre être détruit ce qui était figé dans notre corps et dans notre mental. Nous sommes pleinement vivants, dans le plaisir des sens.


« Si tu n’es pas délivré en prenant un profond plaisir au monde sensoriel, peut-on dire que ta connaissance est parfaite ? » Saraha

La présence

ESPRIT est l’anagramme de TRIPES… Laisser piloter notre être, qui est au-delà du mental, ne passe pas par le mental mais plutôt par la sensation. Notre corps est une technologie merveilleuse qui nous permet l’échange constant avec l’environnement intérieur et extérieur, par le biais des sens et sensations. Être présent à nos ressentis, tels qu’ils sont, sans les négliger ni vouloir les cacher, là est la clé de notre évolution. Descendre en nous permet à notre âme de s’en remettre à notre être.


C’est en étant présents, dans notre centre de gravité, que nous pouvons toucher l’unité de notre être. Le test pour savoir si nous y sommes : notre vie se transforme et nous ressentons créativité, joie, amour et paix intérieure.


« Ne fais rien avec ton mental, mais demeure dans ton état naturel et authentique. Ton propre esprit, sans ondoiements, est la Réalité. La clé est cette présence, dépourvue d’ondulation. Fais l’expérience de cette grande réalité, sans extrêmes ! Dans un océan transparent, les bulles émergent et se dissolvent. Ainsi les pensées ne sont pas différentes de l’ultime Réalité. Il n’y a pas de faute, demeure détendu. Tout ce qui surgit, tout ce qui arrive dans la non-saisie se libère sur le champ. Les apparences, les sons, les objets sont ton propre esprit, rien que l’esprit. L’esprit est au-delà de la naissance et de la mort. La nature de l’esprit est la présence. Elle utilise les cinq sens sans s’aventurer hors de la Réalité. Dans cet état d’équilibre cosmique, il n’y a rien à abandonner, rien à pratiquer, pas de méditation ou post-méditation. » Nigouma


...


En guise de conclusion, je vous laisse observer si cette vision des choses fait sens pour vous et je vous invite à vous demander « Qui parle quand je parle ? Quelle part de moi s’exprime à travers le costume ? » Et peut-être d’observer aussi cela chez les autres.


Si vous aussi vous vivez des instant de conscience de la magie de la vie, des instants où votre être est aux commandes, n’hésitez pas à témoigner dans l’espace de commentaire ci-dessous. Vos témoignages sont des trésors ! Merci.



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